Résultats des municipales et cantonales

MUNICIPALES : Billère Maire sortant : Jean ARRIAU -1- Jean Arriau: 37.97 %. -2- Alain Chauteau : 16.20 % -3- Jean-Yves Lalanne : 35.50 % -4- Pierrette Péré : 10 %. Bizanos Maire sortant : André ARRIBES - 1 - André Arribes : 64.66 % Réélu - 2 - Christian Coudassot : 35.34 % Gan Maire sortant : Eliane MOUNAT - 1 - Lucien Lacrouts : 27.59 % - 2 - Eric Massias : 25.8 % - 3 - Eliane Mounat: 16.3 % - 4 - Jean-Michel Tissanie: 30.3 % Gelos Maire sortant : André CASTRO - 1 - André Castro : Elu avec 50 voix d'écart - 2 - Nathalie Francq : Voix, % Idron Maire sortant : Annie HILD - 1 - Annie Hild : 45.46 % - 2 - Laurent Minvielle : 40.73 % - 3 - Léon Sayous : % Jurançon Maire sortant : Louis LUCCHINI -1- Michel Bernos : 40.79 %. -2- René Lahillonne : 26.01 %. -3- Louis Lucchini : 33.20 %. Lescar Maire sortant : René CLAVERIE -1- René Claverie : 42.10 % -2- Marie-Christine Garcia-Dalot : 19.81 %. -3- Christian Laine : 38.80 %. Lons Maire sortant : James CHAMBAUD -1- Philippe Arraou : 23.8 %. -2- Janes Chambeaud : 41.7 %. -3- Jean-Claude Mathieu : 27.42 %. -4- François Subervie : 7.03 %. Monein Maire sortant : Yves SALENAVE-PEHE - 1 - Didier Filipowiak : 23.39 % - 2 - Yves Salenave-Péhé : 76.6% Réélu Morlaàs Maire sortant : André PERISSER - 1 - Dino Forte : Elu Mourenx Maire sortant : David HABBIB -1- Sylvie De Sury : -2-.David Habbib : 75.5%. Oloron St Marie Maire sortant : Hervé LUCBEREILH -1- Hervé Lucbéreilh : 49.08 %. -2- Bernard Uthurry : 50.92 %. Orthez Maire sortant : Thierry ISSARTEL -1- Thierry Issartel : 30 %. -2- Bernard Molères : 41 %. -3- Bernadette Prada : 28 %. Pau Maire sortant : Yves URIETA - 1 - François Bayrou : 32.6 % - 2 - Martine Lignières-Cassou : 33.87 % - 3 - Eric Schatz : 5.72 % - 4 - Yves Uriéta : 27.8 % Salies de Béarn Maire sortant : Lucien BASSE-CATHALINAT - 1 - Lucien Basse-Cathalinat : 46 % - 2 - Claude Serres-Cousiné : 55 % Serres Castet Maire sortant / Jean-Pierre MIMIAGUE - 1 - Jean-Pierre Mimiague : Réélu CANTONALES : Canton D'accous Conseiller sortant : Jean LASSALLE - 1 - Jean Bourdaa : Voix, % - 2 - Jean Lassalle : 54.8 % Réélu - 3 - Simon Salle : Voix, % Canton d'Arudy Conseiller sortant : Francis COUROUAU - 1 - Francis Courouau : Voix, % - 2 - Fabienne Ompraret : Voix, % - 3 - Bernard Sarthe : Voix, % Canton de Billère Conseiller sortant : Jean ARRIAU - 1 - Jean Arriau : 38 % - 2 - Eurydice Bled : 7.97 % - 3 - Alain Chauteau : 17.9 % - 4 - Jacqueline Pélaroque : 5.5 % - 5 - Margot Triep-Capdevielle : 31.6 % Canton de Garlin Conseiller sortant : Charles PELANNE - 1 - Claudine Bonhomme : Voix, % - 2 - Elisabeth Gouarderes : Voix, % - 3 - Charles Pelanne : Voix % Canton de Montaner Conseiller sortant : Michel PASTOURET - 1 - Michel Pastouret : Voix, % Canton de Morlaàs Conseiller sortant : Pierre MENJUCQ - 1 - Stéphane Coillard : Voix, % - 2 - Michèle Darricarrere : Voix, % - 3 - Jean-Pierre Drouillet : Voix, % - 4 - Dino Forté : Voix, % - 5 - Isabelle Lahore : Voix, % - 6 - Jean-Pierre Marné : Voix, % Canton de Nay-Ouest Conseiller sortant : Laurent AUBUCHOU-AURIOUX - 1 - Laurent Aubuchou-Aurioux : Voix, % - 2 - Jean Arriuberge : Voix, % - 3 - Joël Yan : Voix, % Canton d'Oloron St Marie-Ouest Conseiller sortant : Hervé LUCBEREILH - 1 - Robert Bareille : Voix, % - 2 - Hervé Lucbéreilh : Voix, % - 3 - Yves Touraine : Voix, %

vendredi 21 mars 2008

Les réglements de comptes commencent

André Labarthe,  toujours plein d'amertume.

À peine les municipales terminées, les amertumes et les réglements de comptes commencent. Comme si la défaite, dans une démocratie, ne faisait toujours pas partie de la culture politique. Hors, tout homme censé, qui veut gagner, doit savoir avec humilité qu'il peut aussi perdre. Car à être trop sûr de soit, on encaisse mal la défaite. C'est le cas d'André Labarthe, conseiller d'opposition dans la nouvelle municipalité et adjoint lors de la précédente, qui décide une semaine après le verdict des urnes, de régler ses comptes avec son ex-député dont il était attaché parlementaire et avec le MoDem Oloronais. Il faut rappeler que pendant la campagne des municipales, le MoDem avait décidé  de ne pas donner de consignes de vote, et laissait libre choix aux électeurs du MoDem de choisir le projet qui correspondait le mieux avec leur opinion. "En ce qui concerne les adhérents du mouvement démocrate, ils ne peuvent se prévaloir du soutien des militants du MoDem, ils sont sur les listes à titre personnel."  Indiquait il y ' a quelques temps Alain Sanz, le secrétaire de la 4° circonscription des Pyrénées Atlantiques et maire de RÉBÉNACQ.
Ce qui n'a visiblement pas plû à André Labarthe, qui le soir de la défaite de François Bayrou à Pau, envoyait un mail à Alain Sanz, l'accusant d'avoir monté une "entreprise de démolition" et d'avoir fait "un jeu de massacre". Dans ce mail, il reproche en clair au MoDem d'avoir garder sa neutralité et de ne pas avoir pris parti pour l'équipe UMP sortante dont faisaient partie les deux adhérents du MoDem, qui ont choisit de déroger au choix pris par le MoDem d'Oloron et de repartir avec le maire sortant Hervé Lucbéreilh. Voici l'intitulé du mail adressé par André Labarthe à Alain Sanz : 
"Bravo pour tout le travailque tu as accompli avec ton entreprise de démolition. Grâce à ton jeu de massacre sur Oloron qui nous a fait perdre la mairie dimanche dernier, tu as, par ton attitude irrésponsable, contribué à l'échec de François Bayrou à Pau et peu être du département. Tu peux être fier de toi et de ton équipe ce soir. Maintenant il va falloir que vous assumiez pleinement ces responsabilités. Bon courage et vives félicitations".  Signé :" André Albarthe, conseiller municipale d'opposition d'Oloron Sainte-Marie UDF-MoDem". 
À ce mail, la réaction du MoDem ne s'est pas fait attendre : 
"C'est du Dépit"
Alain Sanz, nouveau secrétaire du MoDem pour la 4° circonscription, qui a remplacé André Labarthe lorsque ce dernier a quitté Jean Lassalle pour Hervé Lucbéreilh, a indiqué en réaction au mail incisif : "Je ne pensais pas avoir un tel impact. Il faut arrêter ces c... Les électeurs du MoDem ont choisi en leur âme et conscience. Nous avons fait les choses dans la clarté. Nous n'avons pas appelé nos militants à voter pour qui que ce soit".
Bernard Roumilly, une des personnalités du MoDem  oloronais a déclaré, en commentaire : " C'est du dépit. André Labarthe rejette toute la responsabilité de la défaite sur les autres, et ne remet jamais en cause ce qu'il a pu faire. C'est une démarche qui reléve typiquement de l'équipe Lucbéreilh. Il y ' a plein de facteurs qui ont joué : la contestation des restaurateurs et des hôteliers, le Festival..." Sur le programme  du MoDem, envoyé aux colistiers des deux listes, barnard Roumilly insiste : " L'état des lieux était pluôt crique, je le revendique complétement. Mais avec le programme, on a voulu montrer qu'on s'interessait à la vie politique Oloronaise, qu'il fallait et qu'il faudrait à l'avenir compter avec nous". 

Un MoDem à Gauche ?

André Labarthe, dans une colère qui a du mal à retomber, dit du MoDem " il faut être clair : la plupart des gens du MoDem d'Oloron sont issus de la gauche. Quand on voit que cela se joue à 119 voix, tout compte". Quant à Jean Lassalle, il n'est pas ménagé par celui là même qui l'a quitté pour un autre, en loccurence Hervé lucbéreilh : "Ce qui est navrant c'est que ce sont des gens comme nous ( Jacques Lestelle et lui) qui avons contribué à ce que Jean Lassalle est devenu aujourd'hui. Et je regrette que le député n'ai pas eû un rôle, lui aussi trés clair. Mais je m'en expliquerais mardi..." Affaire a suivre donc. De là à traiter ses anciens amis de gauchistes, il n'est qu'à deux doigts. Hors le MoDem, et les Oloronais en sont témoins, a joué cartes sur table dés le départ. Au moment de la publication de son programme, le MoDem avait induiquait qu'il n'avait aucun parti pris pour un candidat ou un autre, et ne pouvant eux mêmes présenter de candidats, il s'abstenaient de donner toute consigne de vote. 
Aujourd'hui la droite, a perdu la ville qu'elle avait difficilement conquis en 2001, avec moins de voix d'écart qu'il y a six 7 ans, et promet par la voix d'André Labarthe, de régler ses comptes : "À partir du moment où il y a eu des attitudes pas trés claires pendant la campagne, il faut s'attendre à ce qu'il y ait des réglements de comptes un peu partout".  C'est dire que l'après municipales risque d'être aussi passionant, que lors la campagne.

dimanche 16 mars 2008

Nomination du nouveau maire d'Oloron

ÉLECTION DU NOUVEAU MAIRE D’OLORON SAINTE-MARIE

Le Samedi 10 mars 2008 à 10h00 s’est tenu la séance d’investiture et de passation de pouvoir entre la municipalité sortante et l’équipe sortie vainqueur du scrutin de dimanche dernier. Hervé Lucbéreilh présidait là son dernier conseil municipal, au cour duquel les conseillers élus dimanche procéderont à l ‘élection du maire et des adjoints. C’est une équipe, dixit le nouveau premier magistrat d’Oloron qui «  conjugue les compétences, la disponibilité et l’envie ».

Jean Étienne Gaillat décroche le poste de premier adjoint et sera en charge :

-       De l’urbanisme

-       De l’aménagement

-       Du développement durable

-       Du plan local d’urbanisme (PLU)

-       Et du logement

« Jean Étienne, c’est à la fois beaucoup d’expérience et une grosse capacité d’analyse politique. C’est un homme de dossier qui a beaucoup d’écoute. Et en plus, il sera très disponible » a déclaré Bernard Uthurry.

Autre personnalité forte de la liste Uthurry, Jean-pierre Domecq, à qui l’on a taillé un poste sur mesure, aura également des compétences élargies, il sera chargé :

-       De l’économie

-       Du commerce

-       Du marché

-       De l’artisanat

-       De l’environnement

-       Et du patrimoine.

Bien que l’économie relève de la compétence communautaire, Bernard Uthurry indique que « Oloron est dans l’intercommunalité, nous avons donc vocation à nous intéresser aussi à l’économie ».

Marie-Lyse Gaston sera elle adjointe en charge :

-       Des questions scolaires et périscolaires

-       Et de l’égalité des chances

Le premier magistrat, Bernard Uthurry, dit d’elle que « c’est un modèle en matière d’implication sociale, de disponibilité, de service rendu et désintéressement ». Marie-Lyse Gaston est également présidente du centre social.

Yves Touraine, le directeur des maisons de retraite CAPA, sera lui chargé :

-       De la vie culturelle

-       Des fêtes

-       Et des spectacles.

Un domaine de compétences qui lui est cher grâce à son implication dans les activités associatives et culturelles.

Patrick Maillet, qui à 42 ans est chargé :

-       Des finances

-       Du service des élections

-       De la sécurité

-       Et de l’administration générale

Bernard Uthurry dit de lui que «  c’est à la fois un homme de cœur et de rigueur ».

Véronique Pebeyre sera en charge :

-       De l’état civil

-       Du suivi des comités de quartier

-       Et de la qualité de la vie quotidienne

Robert Bareille hérite du social. Il fait partie des deux adjoints proposés par le Parti Communiste. Il aura en charge le portefeuille :

-       Des affaires sociales

-       De la solidarité

-       De la santé

-       Du handicap

-       Et de l’emploi

« Il est très expérimenté dans le domaine de l’action sociale, c’est du haut niveau » commente le nouveau maire.

L’autre Communiste, Dollores Cabello, sera chargée :

-       Des relations transfrontalières

-       Et des jumelages

Anne Barbet sera quant à elle la nouvelle adjointe aux sports, de la vie associative. Cette double facette récompense aussi son implication en tant que parent d’élèves et à la JAO basket.

Enfin Nicolas Maleig sera le président de la commission chargée « de la mise en place et du suivi de la politique de la jeunesse » avec des responsabilités de l’ordre d’un poste d’adjoint selon Bernard Uthurry.

Le nouveau maire d’Oloron Sainte-Marie déclare avoir « eut affaire à des colistiers qui n’ont manifesté aucune exigence.Il n’y a aucune bataille politicienne dans tour cela. Et ceux qui ne sont pas sur la liste d’adjoint seront tous d’une manière ou d’une autre au service de la municipalité’ . Pour rompre définitivement avec les années Lucbéreilh et tourner la page des 7 années de « gouvernance » UMP, le nouveau premier magistrat de la ville indique : «  je n’aurai pas de directeur de cabinet ».

jeudi 13 mars 2008

Fin du duel pour le Fauteuil de maire

Le 9 mars 2008, dernier jour de suspense pour les municipales


Le jour s'est levé sur la capitale du Haut Béarn, Oloron Sainte-Marie, sous un léger voile de lumière annonçant une journée ensoleillé et fraiche. La ville se réveille peu à peu, il est tôt et aujourdh'ui n'est pas un jour comme un autre. A la radio locale on passe encore de la musique, c'est dimanche aprés tout et nous sommes en Béarn où on aime prendre son temps, qui plus est un jour de repos.
Le soleil qui devait ravir la journée électorale et redonner du sourire au coeur des citoyens à l'ésprit maussade par leur quotien et les journées de pluie et de grisaille passées, peine à sortir. La météo est changeante dans cette vallée, où le micro climat local, ferait mentir de nombreux prévisionistes météoroliques.
Il va pleuvoir ? Lucbéreilh va gagner ? Uthurry crée la surprise ?
À cette heure nul ne le sait, même pas les intéressés eux mêmes. Ce sera comme le temps le décidera.
Il est certain qu'après trois mois de campagne, et quinze jours d'un combat acharnés, les deux hommes sont au coude à coude. Les médias commencent à donner un premier taux de participation au niveau national, qui est trés faible. Que font ces français, à cette heure, un dimanche ? pourquoi ne vont t-il pas voter ? Cela ne présage rien de bon, comme la méteo, pluie ou soleil ?
Il est 18h, le vent à tourné, le soleil ne s'est pas levé de la jouirnée, il n'avait pas envie. Il s'est fait porté pale, remplacé par une pluie fine et froide, qui signifiait certainement qu'un des deux prétendants au fauteuil de maire, allait prendre une douche froide au sortir du scrutin.
Le citoyen est venu assister au dépouillement, il veut savoir, connaître le nom du possible prochain maire avant tout le monde. Patience, il faut compter toutes les voix. Attendre la validation des résultats par les services de l'état et là seulement le suspense tombera. Pour l'heure, des gens arrivent de plus en plus dans la mairie, ils se tassent par petits groupes dans la salle du conseil municipal ; les journalistes sont déjà là, ils attendent eux aussi, les résultats. Le brouaha monte dans cette somptueuse salle, les tableaux de maître qui ornent les murs, les médailles d'honneurs exposaient dans les vitrines, la beauté même de la tapisserie émerveillent le regard, de celles et ceux qui patientent, sans grand choix, l'annonce des résultats. Des bruits de couloirs arrivent, ils paraîtrait que Mr Uthurry serait en tête. Mais rien de sûr, les journalistes eux mêmes n'en ne peuvent pas le confirmer. 20h00, le Maire sortant, accompagné de ses proches colistiers, entre dans la salle. Acclamations de ses partisants, crient de certains d'entre eux, les journalistes se pressent devant le tant attendu, Hervé Lucbéreilh qui donne les résultats des cantonales gardant le suspense des municipales pour les secondes qui suivent. Municipales :
- Hervé Lucbéreilh : 3171 voix soit 49.08 %
Cris de joie des partisans,
-Bernard Uthurry 3290 voix soit 50.92 %
crient de joie à travers la salle, la gauche a gagnée, la droite a perdu.
Hervé Lucbéreilh digne, remercie ses partisans, félicite ses adversaires pour leur victoire non sans rappeler le score serré qui les as fait gagner et part s'entretenir avec les journalistes. Pendant ce temps, toute la salle se demande où est l'heureux élu. Il arrive à pied depuis sa permanence disent certains, voilà Domecq, le conseiller général dit un autre, il va vers Lucbéreilh, lui serre la main, ils s'échangent quelques cordialités et continu vers ses amis, laissant le Maire vaincu regagner son bureau encore pendant quelques jours avec ses amis à lui. La gauche savoure sa victoire avec l'entrée du nouveau maire de la Capitale du Haut Béarn, ville de plus de 12 000 habitants. Labarthe, jadis attaché parlementaire de Jean Lassalle avant de rejoindre définitivement la liste du Maire sortant, présenti jadis pour être la tête de liste du MoDem, salut comme la bien séance républicaine l'exige, celui qu'il a combattu deux heures auparavant et s'en va.
Lui, qui a laché son Député, au lendemain des législatives, que Jean Lassalle a gagné, dans la seule triangulaire de France, pour rejoindre son Maire qui lui a fait perdre et le MoDem et les municipales. Il devra aussi tirer les leçons du temps, à l'image de celui qui s'est écoulé sous leur yeux ce dimanche 9 mars 2008. Un dimanche pluvieux, plein de surprises et de rebondissements tant pour les candidats que pour les électeurs. Un Dimanche qui a vu partir un maire avec 49.08 % de voix et arriver un autre avec 50.92 % pour le remplacer. 119 voix ont suffit pour faire basculer la ville à gauche alors qu'en 2001, la droite avait gagne haut la main. ( voir comparatif ci-dessous. Hervé Lucbéreilh a été remplacé comme la pluie a remplacé le soleil, qui ne s'est pas levé ce jour là.


samedi 8 mars 2008

Elections municipales 2008

DEUX LISTES ET TROIS PROGRAMMES.

On peut appeler cela le paradoxe Béarnais, mais cela ressemble bel et bien à une partie de poker. À la table des joueurs le PS, l’UMP et le moins attendu le MoDem. Ce dernier a ouvert la partie en présentant le premier son programme et fait le bilan des six années de la mandature de Lucbéreilh, même s’il n’a pas constitué de liste pour ces élections. Coup de poker, qui a néanmoins obligé les deux autres partis à sortir du bois et mettre leurs cartes à découvert. 
En communiquant son programme au 66 colistiers des deux listes et au média, le premier, le MoDem s’est assuré l’aura nécessaire pour être audible et identifié sur la scène politique locale. À tel point qu’il se voit courtiser aussi bien par la droite que par la gauche. Les uns étant prêt à signer leur programme les autres embauchant des MoDem sur leur liste. Mais celui-ci ne l’entendait pas comme cela et de communiqué en intervention dans les médias écrits et radios, il continue à jouer les troubles faites dans une élection qui ne dit pas son nom, en insistant sur son indépendance totale vis-à-vis des deux partis (PS et UMP). 
La circonscription qui a connu la seule triangulaire de France connaît une élection municipale où tous les coups sont permis. Toutes les tentatives de déstabilisation sont employées, et où une fois encore celui qui aura le mieux communiqué gagnera. Oubliant par là même l’essentiel de ce qui préoccupe le citoyen lambda : travail, nourriture, logement, santé, loisirs…
En matière de travail, les chiffres donnés par la municipalité sortante font éloge au dynamisme du bassin de l’emploi Oloronais, alors que dans le même temps, l’usine Béatex menace de déposer le bilan, l’emploi intérimaire augmentait de 4% en France et que les contrats saisonniers et intérimaires fleurissent et connaissent de beaux jours sur le bassin Haut Béarnais. 
Est-t-il nécessaire de rappeler que des fonds publics ont été engagés dans certaines entreprises locales afin qu’elle maintiennent leurs activités et créent des emplois durables ? Ce sont ces mêmes entreprises qui entretiennent la courbe du chômage, la faisant varier comme bon leur semble. Ajouter à cela la pression exercée par les services du travail (Assedic, ANPE…) sur les demandeurs d’emploi afin qu’ils acceptent tout et n’importe quoi dans le but de faire plaisir aux politiques, friands des chiffres de chômage qui baissent et ce peu importe des intérêts des précaires qui les alimentent. Il est impensable, de voir autant de coûts autour d’une élection si peu significative pour celles et ceux qui se lèvent tôt, car pour eux les lendemains ne se ressemblent plus, puisqu’ils « travaillent plus pour gagner moins ». Une si belle révolution dans les mentalités des salariés qui encouragent leurs patrons à s’enrichir davantage en leur baissant les salaires et les coefficients. On pourrait croire que c’est de l’ordre de l’imaginaire, mais à regarder attentivement autour de soit, on se rend finalement compte que ça arrive tous les jours à des milliers d’hommes et de femmes à travers la France et à des centaines de béarnaises et de béarnais. 
Une ville endettée selon la gauche et qui a vu sa réserve financière passer de 3000 000 d’euros à 500 000 euros en 7 ans d’après les chiffres officiels de 2006, avec un budget de fonctionnement avoisinant les 21 000 000 d’euros. De son côté, l’UMP Hervé Lucbéreilh, chiffres de 2007, qu’il est le seul à connaître, en main soutient le contraire et pointe du doigt les propositions et les compétences des colistiers de Gauche, menés par Bernard Uthurry. Devant tant de déclarations et tant de battage médiatique, qui ne préoccupe que les initiés, il est difficile pour le citoyen normalement constitué de s’y retrouver. Ce qui encourage les gens, interrogés çà et là par les différentes gazettes locales, à se désintéresser davantage d’une élection qu’ils jugent loin de la réalité et de leur préoccupation. 
Alors à 24 heures du scrutin, qui départagera les deux listes en lice, avec un seul tour, personne dans la capitale du Haut Béarn, ne peut gager de la victoire de l’une ou de l’autre partie. Excepté, bien entendu, les concernés qui chacun assure qu’il a des chances de l’emporter.
Et bien que le meilleur gagne, là où tout le monde sait que le vainqueur, changera peu sa situation.
Retrouver les programmes en ligne :


Un communiqué qui brouille davantage les cartes, et rend les deux hommes en course pour le fauteuil de maire, un peu plus nerveux.

Pas de consignes de vote du MoDem

"Le Mouvement Démocrate ne donne aucune consigne de vote pour les municipales à Oloron, a indiqué par communiqué de presse Alain Sanz, secrétaire de la 4° circonscription. "Il laisse le libre choix aux militants à ses militants de voter pour la liste qui semble le mieux représenter leur opinion". "En ce qui concerne les adhérents du mouvement démocrate, ils ne peuvent se prévaloir du soutien des militants du MoDem, ils sont sur les listes à titre personnel. Le Mouvement Démocrate, rappel Alain Sanz, se situe au centre. Il n'est pas plus à droite qu'à gauche, il est indépendant et cela les militants y tiennent particulièrement".



lundi 21 janvier 2008

De Base éléve 1er degré au Fichier Eloi.

Chassez le naturel, il revient au galop !
"Base élèves", base de données informatique lancée en 2004 dans le primaire, est un logiciel d’aide à la gestion des élèves, au suivi des parcours scolaires et au pilotage académique et national.
Ce logiciel a fait tellement de bruit, lors de sa mise en service dans les écoles primaires, que le gouvernement a dû retirer de base élève les champs relatifs à la nationalité des enfants, leur date d'entrée sur le territoire Français, leur culture et leur langue d'origine. Base élève avait suscité la colère de la ligue des droits de l'homme, des parents d'élèves, des enseignants des écoles... Une circulaire du Ministère de l'éducation nationale fût même envoyée au directeurs d'écoles, leur demandant, en octobre 2007, de ne plus tenir compte de ces informations et de les supprimer.
Victoire donc pour les défenseurs des droits de l'homme et de la république.
Mais voilà que depuis Janvier 2008, ces mêmes directeurs reçoivent de leur inspection académique des formulaires d’enquête destinés à l’information des familles et au recueil des demandes d’inscription pour l’enseignement des langues et cultures de certains pays d’origine (Algérie, Croatie, Espagne, Italie, Maroc, Portugal, Serbie, Tunisie et Turquie).
Mais pourquoi collecter ces informations, dans quel but et à quelles fins ?!
Autrefois le choix de la langue que l'on souhait apprendre se faisait sur la base du volontariat. Aujourd'hui, il est proposé aux enfants d'origines maghrébine, turques et serbo/croates, même s'ils sont nés en France, d'être à nouveaux fichés. De qui se moque-t-on ?

Fichier Eloi :

Le fichier ELOI vient d’être officialisé par un décret du 26 décembre 2007, après que sa création par arrêté du 30 juillet 2006 avait été annulée par le Conseil d’État à la suite d’un recours formé par les associations signataires.

Les associations, CIMADE, le GISTI, IRIS et la LDH, font valoir dans leur communiqué du 03 janvier 2008 que « le fichier ELOI demeure tout aussi inacceptable » car il est en substance identique à l’arrêté initialement contesté.
Ces associations estiment en effet que les informations concernant les enfants des étrangers visés par le décret seraient excessives et non pertinentes au regard de la finalité du traitement, contrairement à ce qu’impose l’article 6 de la loi informatique et libertés. Comme ont pu le rappeler ces associations lors de leur recours devant le Conseil d’Etat, en vertu de l’article L. 311-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, seuls les majeurs étrangers ont l’obligation d’être munis d’une carte de séjour pour pouvoir séjourner sur le territoire. En somme, un mineur étranger ne peut être considéré comme étant en situation irrégulière, quand bien même ses parents le seraient. Dès lors, l’introduction de données relatives aux enfants dans le fichier ELOI outrepasserait la notion même « d’étranger faisant l’objet d’une mesure d’éloignement ».

Les enfants d’Eloi
par Éric Fassin, Politis le 9 janvier 2008

Le 30 juillet 2006, un arrêté ministériel créait le fichier Éloi, comme « Éloignement », qui visait les étrangers en situation irrégulière faisant l’objet d’une mesure d’expulsion. Le 12 mars 2007, le Conseil d’Etat, saisi par des associations (Cimade, Gisti, Iris, LDH), l’annulait – sans se prononcer sur le fond. Par un décret du 26 décembre 2007, profitant de l’engourdissement des fêtes, comme l’an dernier de la torpeur estivale, le gouvernement revient à la charge. Sans doute la menace d’un délit de solidarité recule-t-elle dans le nouveau fichier : l’hébergeant chez qui l’étranger est assigné à résidence ne sera plus fiché que 3 mois ; quant au visiteur en centre de rétention, il disparaît de la version révisée. L’essentiel est pourtant conservé – les données personnelles sur les sans-papiers.

Les associations avaient certes souligné que le fichier Éloi entrait en contradiction avec un principe énoncé dans la loi du 6 janvier 1978, dite « informatique et libertés » : les données à caractère personnel doivent être « adéquates, pertinentes et non excessives au regard des finalités pour lesquelles elles sont collectées ». Or aujourd’hui, la réponse du gouvernement n’est pas de limiter l’enregistrement des données, mais d’étendre leur finalité : il ne s’agit plus seulement « de permettre le suivi et la mise en œuvre des mesures d’éloignement », mais aussi, désormais, « d’établir des statistiques relatives à ces mesures et à leur exécution ». Éloi dévoile ici sa vérité : il s’agit d’accompagner la politique du chiffre.

A l’heure où l’on évalue les ministères, la réussite du ministre de l’immigration sera mesurée, n’en doutons pas, à ses taux d’expulsion, et non d’intégration. La machine s’emballe. Le chiffre annoncé doit être atteint, coûte que coûte. Les Roumains et les Bulgares font désormais partie de l’Union européenne ? On pourrait s’en réjouir : l’effectif des sans-papiers baisse. En fait, on le déplore : le nombre des expulsions fléchit. Aussi traite-t-on les Roms comme étrangers à l’Europe – à moins de les forcer à un « retour humanitaire », justifié par leur « état de dénuement ». On pressent la logique que va enclencher Éloi : plus on fichera, plus il faudra expulser. C’est la nouvelle « culture du résultat » : folie de la rationalisation…

Mais que viennent faire les enfants des sans-papiers dans le fichier Éloi ? Constituer des suspects en puissance dès l’école, pour d’autres fichiers à venir, n’est pas pertinent au regard de la finalité revendiquée : en effet, c’est ficher certains enfants inexpulsables. Renversons toutefois l’analyse : et si le fichage des enfants était en train de devenir un instrument de la politique d’expulsion ? D’abord, expulser une famille tout entière, c’est se rapprocher des primes promises aux fonctionnaires méritants. Mais il y a pire. Avec RESF, on a pris conscience du caractère inhumain d’une politique qui, pour les expulser, arrache les parents à leurs enfants. Ceux-ci devenaient ainsi une arme (morale) contre les expulsions. Aujourd’hui, ne cherche-t-on pas à retourner une arme (immorale) contre les sans-papiers, les sommant de ne pas résister pour n’être pas éloignés de leurs enfants ?

On songe au paradoxe de Pierre Laval. Sous Vichy, l’opinion publique était troublée que la déportation des Juifs séparât les parents des enfants. Le président du Conseil trouva la solution : il suffisait qu’on les déportât ensemble. Les enfants d’Éloi ne seront-ils pas victimes, eux aussi, d’une logique « humanitaire » ?
Eric Fassin

Source : ldh-toulon.net

mercredi 16 janvier 2008

On en reparle !

Rassemblement devant le tribunal d'instance

En vue de témoigner de leur attachement au conseil des prud'hommes et au tribunal d'instance, les 25 représentants ont siégé à leur commission. " Je suis convaincu que le gouvernement ment, qu'il n'est pas nécessaire de fermer" indiquait Frédéric Vavasseur, secrétaire de l'union départementale Force Ouvrière". "Seuls les gros dossiers seront réellement traités. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. 32 conseillers travaillent à Oloron. Seulement huit supplémentaires sont prévus à Pau". Selon Lucienne Bignolles la « juridiction prudhommale allait être modifiée avec, à terme, la perte de connaissance du dossier et du lien social ». Il faut penser que nous n'avons pas fini d'entendre parler de ce dossier. En tout cas tant que l'état se résignera à vouloir faire des économies, avec la suppression du seul lien qui permette au citoyen de se sentir dans un état de droit, la justice, et pis encore la justice de proximité.

lundi 14 janvier 2008

Réouverture aujourd'hui de la RN 134

Aprés plus d'une semaine d'isolement, la circulation va être enfin rétablie.

C'est aujourd'hui à 16 heures que la RN134 sera rouverte. Les habitants des trois villages, Etsaut, Borce et Urdos, après plus d'une semaine de fermeture totale de la route, suite à l'éboulement qui a mobilisé de nombreux services pour dégager les 1500 tonnes de roches, pourront circuler à peu près normalement.
Selon le sous préfet, Jean Luc Tronco, en lien avec les maires des trois villages et les différents services concernés, " si le chantier n'est pas tout à fait terminé, il se poursuivra en alternance avec la circulation ". Le soulagement pour les habitants, ils vont enfin revivre normalement. Une organisation s'était mise en place pour réapprovisionner les villageois. Les malheureux devaient emprunter le tunnel ferroviaire, sombre et humide, qui demeurait le seul lien et la seule voie de communication entre les trois villages. Les usagers de la RN134 reliant Oloron Sainte-Marie et le tunnel du Somport se déplaceront, à nouveau sans trop craindre que la montagne leur tombe sur la tête. Les "hommes araignées" de Pyrénées Minage sont encore à pied d'oeuvre pour mettre des filets en haut de la falaise afin d'éviter de nouvelles chutes de pierres. Il est toutefois recommandé de rester prudent en raison des travaux encours, qui permettront l'ouverture des deux voies de circulation.
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dimanche 13 janvier 2008

FIN DU SUSPENSE ?!

La Gauche et la Droite donnent le coup d'envoi des municipales

Hervé Lucbéreilh a été le premier de la journée de vendredi à donner le coup d'envoi des municipales lors du bilan de son mandat dressé aux côtés des ses adjoints, suivi le soir même par Bernard Uthurry à l'inauguration de son local de campagne. "La Victoire est possible" martel-t-il à ses troupes, réunies rue Alfred-de-Vigny. Quant à sa liste elle ne sera connue que fin janvier, et le programme de la Gauche courant février.
Bernard Uthurry indique qu'il a "recherché la diversité à tous les points de vue. Ce sera une liste équilibré". Il ajoute, être "fier qu'il y ait 4 ou 5 jeunes."
Il n'a pas manqué de condamner "les constructions des années 60 sorties de terre à Guynemer. C'est la ZUP construite dans le petit Bayonne".
Lucbéreilh avait, lui, défendu son bilan, entouré de ses adjoints, quelques heures auparavant. Il a présenté le travail de son équipe comme positif : "Nous avons le sentiment d'avoir rempli notre contrat". il a poursuivit son tour d'horizon des actions menées par son équipe depuis 2001, jugeant que la concertation a été payante.
Hervé Lucbéreilh, faut croire que c'est une contagion, fera connaître son projet plus tard.
Enfin, et le meilleur pour la fin, le député Jean Lassalle se retire de la course aux municipales à Oloron : "Réélisez vos maires. Quant à moi, je vais repasser sur le bloc opératoire au mois de mars pour les municipales à Oloron, euh... De Lourdios-Ichère". Déclaration faite non pas à Oloron mais à Saint-Palais, autant dire qu'il a l'art de surprendre, "ça m'a échappé" dit-il. "Normalement, je dois faire un point presse pour l'annoncer à Oloron le 22 janvier. Mais c'est fait. Je dois faire comprendre un certain nombre de choses à Hervé Lucbéreilh. Il n'a pas compris, donc je continue la pédagogie." Avant d'ajouter : "J'estime, que quand on est battu, dans un mandat majeur, il faut s'en aller". "j'estime que quand on est battu par des Basques et des Béarnais, plus rien au monde ne peut vous élire". Toutefois, lors de son interview donnée à Patrice Sanchez du journal Sud Ouest, à l'occasion de la parution de son autobiographie, "La parole donnée", qui sortira le 18 janvier 2008, à la question : "Serez vous Candidat à Oloron, oui ou non?"
Jean Lassalle a répondu " qu'une réunion MoDem est prévue la semaine prochaine. Je m'expliquerais après. Si nous n'arrivons pas à constituer une liste, je ferai passer aux deux candidats mon programme pour Oloron et ses relations avec les vallées". Autant dire que le suspense n'est pas prêt de finir. En tout cas l'électeur devra s'armer de patience pour connaître les projets des candidats pour la ville.

mercredi 9 janvier 2008

France : La "politique du tournis"

Politique de tournis et fuite en avant éperdue de Nicolas Sarkozy selon François Bayrou.
François Bayrou, député des Pyrénées Atlantiques et président du MoDem à jugé à l'occasion des voeux à la presse, la politique menée depuis huit mois par Nicolas Sarkozy, de "politique du tournis et d'une fuite en avant éperdue". "La politique du tournis, pour nous, c'est le contraire d'une vraie politique de réforme" "On a une impression d'improvisation, d'influences contradictoires, de foucades, toujours assénées sur le même ton volontariste". "Mais où est la logique, où est la cohérence, où est la préparation, où est la négociation préalable?" "J'imagine que si l'on supprime les 35 heures, c'est pour allonger la durée du travail", a-t-il dit.
Les six premiers mois de ce mandat, les six premiers mois de gouvernement, on a dit aux Français, au fond, quelque chose de simple : « si vous voulez gagner plus, vous allez pouvoir le faire en travaillant plus, en faisant des heures supplémentaires, en faisant racheter vos journées accumulées de RTT ». Et on a présenté cela « travailler plus pour gagner plus » comme la résolution des problèmes principaux du pays.
"Il y a eu certes deux désillusions assez lourdes l’une et l’autre : la première, c’est que les Français ont découvert (l’ignoraient-ils vraiment ?) que les heures supplémentaires, cela ne se décrète pas, en tout cas que cela ne se décrète pas sur décision du salarié, que ce qui fait les heures supplémentaires, c’est le carnet de commandes de l’entreprise. Et la deuxième, c’est que pouvoir politique et pouvoir administratif, sans s’en rendre compte, ou au contraire sachant parfaitement ce qu’ils faisaient, ont fait du texte « libérant » les heures supplémentaires, une incroyable usine à gaz, absolument incompréhensible, même pour les DRH des entreprises, même pour les experts comptables. "
"Et donc on va remplacer des heures supplémentaires, payées 25% de plus, non chargées et non imposées, par des heures normales, payées 25 % de moins, chargées et imposées". "Si je compte bien, c'est donc travailler plus pour gagner moins".
Il fustige également la conception du pouvoir de Nicolas Sarkozy : "l'idée fausse que dans un pays comme le nôtre, on peut décider de tout au sommet" et le "pouvoir d'un seul homme, c'est bien cela qu'on appelle monarchie",
"On dit politique de civilisation, et la réalité est abandon de la civilisation au profit de la société de la force, de l'argent et de la pipolisation". Enfin l'homme qui a toujours dénoncé l'"instrumentalisation de la vie privée" a fait remarqué que "la pudeur est une bonne vertu".
Source : Mouvement Démocrate.fr lire la suite

mardi 8 janvier 2008

Municipales

Les Ambitions s'affichent !
BernardUthurry a lancé le bal des municipales à Oloronsainte-Marie, en se déclarant candidat aufauteuilde maire de la capitale du Haut Béarn, après avoir été désigné par les militant PS de la ville. "Voilà, c'est parti", annonce l'ancien prof de gym et actuelle directeur départemental du sport scolaire. "Ma décision n'a pas été facile à prendre. Je voulais d'abord mesurer l'attente des Oloronais. Il m'a aussi fallu du temps pour conjuguer mes contraintes professionnelles et mon engagement politique." Son idée est de rassembler autour de lui la gauche et même au-delà. "Du jeune étudiant au chef d'entreprise" commente t-il, sans pour autant faire du pied au MoDem de Jean Lassalle, "Je n'ai aucun contact avec lui. C'est un homme que je respecte."
Autre prétendant au siège, le maire UMP sortant Hervé Lucbéreilh, qui lui ne sera candidat officiel qu'après la dernière cérémonie des traditionnels voeux. Naturellement et beaucoup le savent, le maire sortant n'a pas envie que l'histoire s'arrête là. D'autant que ces dernières déclarations abondent en ce sens. Lors des voeux au personnel communal il annonçait un mandat du "quotidien" " au plus près de la demande du citoyen" et que 2008 sera "l'une des dernières années de grandes constructions".
Le maire sortant devra composer avec un autre candidat déclaré, et pas des moindres, celui contre qui il a perdu les législatives de 2007, le député-maire MoDem Jean Lassalle.
Jean Lassalle qui ne fera connaître ses intentions et rendre sa campagne officielle que courant janvier, milite pour un mandat humaniste, social et économique. Conjuguer les talents de la ville avec la paix et la quiétude des vallées. Selon le chef de file du MoDem," Oloron joue le rôle d'une pompe aspirante au détriment des vallées".
Autant dire que la campagne des municipales à Oloron Sainte-Marie risque d'être animée. Feuilleton à suivre...

vendredi 4 janvier 2008

À L'HONNEUR

Un espace solidarité nommé : Maïté RICHIER
Elle avait pour habitude de dire : " qu'il fallait aider son prochain pour qu'il reste debout."
Pilier de l'action sociale et caritative Oloronaise, la "Dame de fer ", comme aimaient l'appeler les personnes qui l'ont côtoyée, qui était adjointe au maire en charge des affaires sociales, nous a quitté le 21 septembre 2007. C'est tout naturellement que des hommages officiels lui ont été rendu, le 21 décembre 2007, en présence des élus de la ville, de sa famille et des représentants de l'état.
Désormais, un totem porte le nom de Maïté Richier, à l'entrée du site qui abrite le collectif oloronais de distribution alimentaire, le centre d'hébergement d'urgence et le comité d'action sociale.



L’intégration républicaine fonctionne-t-elle encore face à la diversité culturelle ?

Les mécanismes traditionnels de l’intégration républicaine
* Le premier élément permettant l’intégration des non-nationaux à la République est l’école laïque. Les lois Ferry des années 1880 ont institué une école laïque, obligatoire et gratuite pour tous les enfants résidant sur le sol français âgés de 6 à 13 ans. L’école, au-delà des savoirs essentiels qu’elle doit transmettre à tout enfant (lire, écrire, compter), était aussi chargée d’inculquer les valeurs de la République (liberté, égalité, fraternité) et une morale laïque (cf. la Lettre aux instituteurs de Jules Ferry, novembre 1883). Cette conception volontariste du rôle de l’enseignement primaire devait favoriser l’enracinement des jeunes institutions républicaines.
* Un autre élément fort de l’intégration républicaine est la maîtrise d’une langue partagée, le français. Les langues régionales, les "patois" locaux ont été interdits dans l’enceinte des écoles, afin d’assurer la maîtrise effective du français par tous les enfants. Derrière l’élément " répressif " envers les cultures locales, l’acquisition du français était aussi perçue par les élèves comme une condition d’élévation sociale. Lire la suite...