Politique de tournis et fuite en avant éperdue de Nicolas Sarkozy selon François Bayrou. François Bayrou, député des Pyrénées Atlantiques et président du MoDem à jugé à l'occasion des voeux à la presse, la politique menée depuis huit mois par Nicolas Sarkozy, de "politique du tournis et d'une fuite en avant éperdue". "La politique du tournis, pour nous, c'est le contraire d'une vraie politique de réforme" "On a une impression d'improvisation, d'influences contradictoires, de foucades, toujours assénées sur le même ton volontariste". "Mais où est la logique, où est la cohérence, où est la préparation, où est la négociation préalable?" "J'imagine que si l'on supprime les 35 heures, c'est pour allonger la durée du travail", a-t-il dit.
Les six premiers mois de ce mandat, les six premiers mois de gouvernement, on a dit aux Français, au fond, quelque chose de simple : « si vous voulez gagner plus, vous allez pouvoir le faire en travaillant plus, en faisant des heures supplémentaires, en faisant racheter vos journées accumulées de RTT ». Et on a présenté cela « travailler plus pour gagner plus » comme la résolution des problèmes principaux du pays.
"Il y a eu certes deux désillusions assez lourdes l’une et l’autre : la première, c’est que les Français ont découvert (l’ignoraient-ils vraiment ?) que les heures supplémentaires, cela ne se décrète pas, en tout cas que cela ne se décrète pas sur décision du salarié, que ce qui fait les heures supplémentaires, c’est le carnet de commandes de l’entreprise. Et la deuxième, c’est que pouvoir politique et pouvoir administratif, sans s’en rendre compte, ou au contraire sachant parfaitement ce qu’ils faisaient, ont fait du texte « libérant » les heures supplémentaires, une incroyable usine à gaz, absolument incompréhensible, même pour les DRH des entreprises, même pour les experts comptables. "
"Et donc on va remplacer des heures supplémentaires, payées 25% de plus, non chargées et non imposées, par des heures normales, payées 25 % de moins, chargées et imposées". "Si je compte bien, c'est donc travailler plus pour gagner moins".
Il fustige également la conception du pouvoir de Nicolas Sarkozy : "l'idée fausse que dans un pays comme le nôtre, on peut décider de tout au sommet" et le "pouvoir d'un seul homme, c'est bien cela qu'on appelle monarchie",
"On dit politique de civilisation, et la réalité est abandon de la civilisation au profit de la société de la force, de l'argent et de la pipolisation". Enfin l'homme qui a toujours dénoncé l'"instrumentalisation de la vie privée" a fait remarqué que "la pudeur est une bonne vertu".
Source : Mouvement Démocrate.fr lire la suite




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