Résultats des municipales et cantonales

MUNICIPALES : Billère Maire sortant : Jean ARRIAU -1- Jean Arriau: 37.97 %. -2- Alain Chauteau : 16.20 % -3- Jean-Yves Lalanne : 35.50 % -4- Pierrette Péré : 10 %. Bizanos Maire sortant : André ARRIBES - 1 - André Arribes : 64.66 % Réélu - 2 - Christian Coudassot : 35.34 % Gan Maire sortant : Eliane MOUNAT - 1 - Lucien Lacrouts : 27.59 % - 2 - Eric Massias : 25.8 % - 3 - Eliane Mounat: 16.3 % - 4 - Jean-Michel Tissanie: 30.3 % Gelos Maire sortant : André CASTRO - 1 - André Castro : Elu avec 50 voix d'écart - 2 - Nathalie Francq : Voix, % Idron Maire sortant : Annie HILD - 1 - Annie Hild : 45.46 % - 2 - Laurent Minvielle : 40.73 % - 3 - Léon Sayous : % Jurançon Maire sortant : Louis LUCCHINI -1- Michel Bernos : 40.79 %. -2- René Lahillonne : 26.01 %. -3- Louis Lucchini : 33.20 %. Lescar Maire sortant : René CLAVERIE -1- René Claverie : 42.10 % -2- Marie-Christine Garcia-Dalot : 19.81 %. -3- Christian Laine : 38.80 %. Lons Maire sortant : James CHAMBAUD -1- Philippe Arraou : 23.8 %. -2- Janes Chambeaud : 41.7 %. -3- Jean-Claude Mathieu : 27.42 %. -4- François Subervie : 7.03 %. Monein Maire sortant : Yves SALENAVE-PEHE - 1 - Didier Filipowiak : 23.39 % - 2 - Yves Salenave-Péhé : 76.6% Réélu Morlaàs Maire sortant : André PERISSER - 1 - Dino Forte : Elu Mourenx Maire sortant : David HABBIB -1- Sylvie De Sury : -2-.David Habbib : 75.5%. Oloron St Marie Maire sortant : Hervé LUCBEREILH -1- Hervé Lucbéreilh : 49.08 %. -2- Bernard Uthurry : 50.92 %. Orthez Maire sortant : Thierry ISSARTEL -1- Thierry Issartel : 30 %. -2- Bernard Molères : 41 %. -3- Bernadette Prada : 28 %. Pau Maire sortant : Yves URIETA - 1 - François Bayrou : 32.6 % - 2 - Martine Lignières-Cassou : 33.87 % - 3 - Eric Schatz : 5.72 % - 4 - Yves Uriéta : 27.8 % Salies de Béarn Maire sortant : Lucien BASSE-CATHALINAT - 1 - Lucien Basse-Cathalinat : 46 % - 2 - Claude Serres-Cousiné : 55 % Serres Castet Maire sortant / Jean-Pierre MIMIAGUE - 1 - Jean-Pierre Mimiague : Réélu CANTONALES : Canton D'accous Conseiller sortant : Jean LASSALLE - 1 - Jean Bourdaa : Voix, % - 2 - Jean Lassalle : 54.8 % Réélu - 3 - Simon Salle : Voix, % Canton d'Arudy Conseiller sortant : Francis COUROUAU - 1 - Francis Courouau : Voix, % - 2 - Fabienne Ompraret : Voix, % - 3 - Bernard Sarthe : Voix, % Canton de Billère Conseiller sortant : Jean ARRIAU - 1 - Jean Arriau : 38 % - 2 - Eurydice Bled : 7.97 % - 3 - Alain Chauteau : 17.9 % - 4 - Jacqueline Pélaroque : 5.5 % - 5 - Margot Triep-Capdevielle : 31.6 % Canton de Garlin Conseiller sortant : Charles PELANNE - 1 - Claudine Bonhomme : Voix, % - 2 - Elisabeth Gouarderes : Voix, % - 3 - Charles Pelanne : Voix % Canton de Montaner Conseiller sortant : Michel PASTOURET - 1 - Michel Pastouret : Voix, % Canton de Morlaàs Conseiller sortant : Pierre MENJUCQ - 1 - Stéphane Coillard : Voix, % - 2 - Michèle Darricarrere : Voix, % - 3 - Jean-Pierre Drouillet : Voix, % - 4 - Dino Forté : Voix, % - 5 - Isabelle Lahore : Voix, % - 6 - Jean-Pierre Marné : Voix, % Canton de Nay-Ouest Conseiller sortant : Laurent AUBUCHOU-AURIOUX - 1 - Laurent Aubuchou-Aurioux : Voix, % - 2 - Jean Arriuberge : Voix, % - 3 - Joël Yan : Voix, % Canton d'Oloron St Marie-Ouest Conseiller sortant : Hervé LUCBEREILH - 1 - Robert Bareille : Voix, % - 2 - Hervé Lucbéreilh : Voix, % - 3 - Yves Touraine : Voix, %

vendredi 21 mars 2008

Les réglements de comptes commencent

André Labarthe,  toujours plein d'amertume.

À peine les municipales terminées, les amertumes et les réglements de comptes commencent. Comme si la défaite, dans une démocratie, ne faisait toujours pas partie de la culture politique. Hors, tout homme censé, qui veut gagner, doit savoir avec humilité qu'il peut aussi perdre. Car à être trop sûr de soit, on encaisse mal la défaite. C'est le cas d'André Labarthe, conseiller d'opposition dans la nouvelle municipalité et adjoint lors de la précédente, qui décide une semaine après le verdict des urnes, de régler ses comptes avec son ex-député dont il était attaché parlementaire et avec le MoDem Oloronais. Il faut rappeler que pendant la campagne des municipales, le MoDem avait décidé  de ne pas donner de consignes de vote, et laissait libre choix aux électeurs du MoDem de choisir le projet qui correspondait le mieux avec leur opinion. "En ce qui concerne les adhérents du mouvement démocrate, ils ne peuvent se prévaloir du soutien des militants du MoDem, ils sont sur les listes à titre personnel."  Indiquait il y ' a quelques temps Alain Sanz, le secrétaire de la 4° circonscription des Pyrénées Atlantiques et maire de RÉBÉNACQ.
Ce qui n'a visiblement pas plû à André Labarthe, qui le soir de la défaite de François Bayrou à Pau, envoyait un mail à Alain Sanz, l'accusant d'avoir monté une "entreprise de démolition" et d'avoir fait "un jeu de massacre". Dans ce mail, il reproche en clair au MoDem d'avoir garder sa neutralité et de ne pas avoir pris parti pour l'équipe UMP sortante dont faisaient partie les deux adhérents du MoDem, qui ont choisit de déroger au choix pris par le MoDem d'Oloron et de repartir avec le maire sortant Hervé Lucbéreilh. Voici l'intitulé du mail adressé par André Labarthe à Alain Sanz : 
"Bravo pour tout le travailque tu as accompli avec ton entreprise de démolition. Grâce à ton jeu de massacre sur Oloron qui nous a fait perdre la mairie dimanche dernier, tu as, par ton attitude irrésponsable, contribué à l'échec de François Bayrou à Pau et peu être du département. Tu peux être fier de toi et de ton équipe ce soir. Maintenant il va falloir que vous assumiez pleinement ces responsabilités. Bon courage et vives félicitations".  Signé :" André Albarthe, conseiller municipale d'opposition d'Oloron Sainte-Marie UDF-MoDem". 
À ce mail, la réaction du MoDem ne s'est pas fait attendre : 
"C'est du Dépit"
Alain Sanz, nouveau secrétaire du MoDem pour la 4° circonscription, qui a remplacé André Labarthe lorsque ce dernier a quitté Jean Lassalle pour Hervé Lucbéreilh, a indiqué en réaction au mail incisif : "Je ne pensais pas avoir un tel impact. Il faut arrêter ces c... Les électeurs du MoDem ont choisi en leur âme et conscience. Nous avons fait les choses dans la clarté. Nous n'avons pas appelé nos militants à voter pour qui que ce soit".
Bernard Roumilly, une des personnalités du MoDem  oloronais a déclaré, en commentaire : " C'est du dépit. André Labarthe rejette toute la responsabilité de la défaite sur les autres, et ne remet jamais en cause ce qu'il a pu faire. C'est une démarche qui reléve typiquement de l'équipe Lucbéreilh. Il y ' a plein de facteurs qui ont joué : la contestation des restaurateurs et des hôteliers, le Festival..." Sur le programme  du MoDem, envoyé aux colistiers des deux listes, barnard Roumilly insiste : " L'état des lieux était pluôt crique, je le revendique complétement. Mais avec le programme, on a voulu montrer qu'on s'interessait à la vie politique Oloronaise, qu'il fallait et qu'il faudrait à l'avenir compter avec nous". 

Un MoDem à Gauche ?

André Labarthe, dans une colère qui a du mal à retomber, dit du MoDem " il faut être clair : la plupart des gens du MoDem d'Oloron sont issus de la gauche. Quand on voit que cela se joue à 119 voix, tout compte". Quant à Jean Lassalle, il n'est pas ménagé par celui là même qui l'a quitté pour un autre, en loccurence Hervé lucbéreilh : "Ce qui est navrant c'est que ce sont des gens comme nous ( Jacques Lestelle et lui) qui avons contribué à ce que Jean Lassalle est devenu aujourd'hui. Et je regrette que le député n'ai pas eû un rôle, lui aussi trés clair. Mais je m'en expliquerais mardi..." Affaire a suivre donc. De là à traiter ses anciens amis de gauchistes, il n'est qu'à deux doigts. Hors le MoDem, et les Oloronais en sont témoins, a joué cartes sur table dés le départ. Au moment de la publication de son programme, le MoDem avait induiquait qu'il n'avait aucun parti pris pour un candidat ou un autre, et ne pouvant eux mêmes présenter de candidats, il s'abstenaient de donner toute consigne de vote. 
Aujourd'hui la droite, a perdu la ville qu'elle avait difficilement conquis en 2001, avec moins de voix d'écart qu'il y a six 7 ans, et promet par la voix d'André Labarthe, de régler ses comptes : "À partir du moment où il y a eu des attitudes pas trés claires pendant la campagne, il faut s'attendre à ce qu'il y ait des réglements de comptes un peu partout".  C'est dire que l'après municipales risque d'être aussi passionant, que lors la campagne.

dimanche 16 mars 2008

Nomination du nouveau maire d'Oloron

ÉLECTION DU NOUVEAU MAIRE D’OLORON SAINTE-MARIE

Le Samedi 10 mars 2008 à 10h00 s’est tenu la séance d’investiture et de passation de pouvoir entre la municipalité sortante et l’équipe sortie vainqueur du scrutin de dimanche dernier. Hervé Lucbéreilh présidait là son dernier conseil municipal, au cour duquel les conseillers élus dimanche procéderont à l ‘élection du maire et des adjoints. C’est une équipe, dixit le nouveau premier magistrat d’Oloron qui «  conjugue les compétences, la disponibilité et l’envie ».

Jean Étienne Gaillat décroche le poste de premier adjoint et sera en charge :

-       De l’urbanisme

-       De l’aménagement

-       Du développement durable

-       Du plan local d’urbanisme (PLU)

-       Et du logement

« Jean Étienne, c’est à la fois beaucoup d’expérience et une grosse capacité d’analyse politique. C’est un homme de dossier qui a beaucoup d’écoute. Et en plus, il sera très disponible » a déclaré Bernard Uthurry.

Autre personnalité forte de la liste Uthurry, Jean-pierre Domecq, à qui l’on a taillé un poste sur mesure, aura également des compétences élargies, il sera chargé :

-       De l’économie

-       Du commerce

-       Du marché

-       De l’artisanat

-       De l’environnement

-       Et du patrimoine.

Bien que l’économie relève de la compétence communautaire, Bernard Uthurry indique que « Oloron est dans l’intercommunalité, nous avons donc vocation à nous intéresser aussi à l’économie ».

Marie-Lyse Gaston sera elle adjointe en charge :

-       Des questions scolaires et périscolaires

-       Et de l’égalité des chances

Le premier magistrat, Bernard Uthurry, dit d’elle que « c’est un modèle en matière d’implication sociale, de disponibilité, de service rendu et désintéressement ». Marie-Lyse Gaston est également présidente du centre social.

Yves Touraine, le directeur des maisons de retraite CAPA, sera lui chargé :

-       De la vie culturelle

-       Des fêtes

-       Et des spectacles.

Un domaine de compétences qui lui est cher grâce à son implication dans les activités associatives et culturelles.

Patrick Maillet, qui à 42 ans est chargé :

-       Des finances

-       Du service des élections

-       De la sécurité

-       Et de l’administration générale

Bernard Uthurry dit de lui que «  c’est à la fois un homme de cœur et de rigueur ».

Véronique Pebeyre sera en charge :

-       De l’état civil

-       Du suivi des comités de quartier

-       Et de la qualité de la vie quotidienne

Robert Bareille hérite du social. Il fait partie des deux adjoints proposés par le Parti Communiste. Il aura en charge le portefeuille :

-       Des affaires sociales

-       De la solidarité

-       De la santé

-       Du handicap

-       Et de l’emploi

« Il est très expérimenté dans le domaine de l’action sociale, c’est du haut niveau » commente le nouveau maire.

L’autre Communiste, Dollores Cabello, sera chargée :

-       Des relations transfrontalières

-       Et des jumelages

Anne Barbet sera quant à elle la nouvelle adjointe aux sports, de la vie associative. Cette double facette récompense aussi son implication en tant que parent d’élèves et à la JAO basket.

Enfin Nicolas Maleig sera le président de la commission chargée « de la mise en place et du suivi de la politique de la jeunesse » avec des responsabilités de l’ordre d’un poste d’adjoint selon Bernard Uthurry.

Le nouveau maire d’Oloron Sainte-Marie déclare avoir « eut affaire à des colistiers qui n’ont manifesté aucune exigence.Il n’y a aucune bataille politicienne dans tour cela. Et ceux qui ne sont pas sur la liste d’adjoint seront tous d’une manière ou d’une autre au service de la municipalité’ . Pour rompre définitivement avec les années Lucbéreilh et tourner la page des 7 années de « gouvernance » UMP, le nouveau premier magistrat de la ville indique : «  je n’aurai pas de directeur de cabinet ».

jeudi 13 mars 2008

Fin du duel pour le Fauteuil de maire

Le 9 mars 2008, dernier jour de suspense pour les municipales


Le jour s'est levé sur la capitale du Haut Béarn, Oloron Sainte-Marie, sous un léger voile de lumière annonçant une journée ensoleillé et fraiche. La ville se réveille peu à peu, il est tôt et aujourdh'ui n'est pas un jour comme un autre. A la radio locale on passe encore de la musique, c'est dimanche aprés tout et nous sommes en Béarn où on aime prendre son temps, qui plus est un jour de repos.
Le soleil qui devait ravir la journée électorale et redonner du sourire au coeur des citoyens à l'ésprit maussade par leur quotien et les journées de pluie et de grisaille passées, peine à sortir. La météo est changeante dans cette vallée, où le micro climat local, ferait mentir de nombreux prévisionistes météoroliques.
Il va pleuvoir ? Lucbéreilh va gagner ? Uthurry crée la surprise ?
À cette heure nul ne le sait, même pas les intéressés eux mêmes. Ce sera comme le temps le décidera.
Il est certain qu'après trois mois de campagne, et quinze jours d'un combat acharnés, les deux hommes sont au coude à coude. Les médias commencent à donner un premier taux de participation au niveau national, qui est trés faible. Que font ces français, à cette heure, un dimanche ? pourquoi ne vont t-il pas voter ? Cela ne présage rien de bon, comme la méteo, pluie ou soleil ?
Il est 18h, le vent à tourné, le soleil ne s'est pas levé de la jouirnée, il n'avait pas envie. Il s'est fait porté pale, remplacé par une pluie fine et froide, qui signifiait certainement qu'un des deux prétendants au fauteuil de maire, allait prendre une douche froide au sortir du scrutin.
Le citoyen est venu assister au dépouillement, il veut savoir, connaître le nom du possible prochain maire avant tout le monde. Patience, il faut compter toutes les voix. Attendre la validation des résultats par les services de l'état et là seulement le suspense tombera. Pour l'heure, des gens arrivent de plus en plus dans la mairie, ils se tassent par petits groupes dans la salle du conseil municipal ; les journalistes sont déjà là, ils attendent eux aussi, les résultats. Le brouaha monte dans cette somptueuse salle, les tableaux de maître qui ornent les murs, les médailles d'honneurs exposaient dans les vitrines, la beauté même de la tapisserie émerveillent le regard, de celles et ceux qui patientent, sans grand choix, l'annonce des résultats. Des bruits de couloirs arrivent, ils paraîtrait que Mr Uthurry serait en tête. Mais rien de sûr, les journalistes eux mêmes n'en ne peuvent pas le confirmer. 20h00, le Maire sortant, accompagné de ses proches colistiers, entre dans la salle. Acclamations de ses partisants, crient de certains d'entre eux, les journalistes se pressent devant le tant attendu, Hervé Lucbéreilh qui donne les résultats des cantonales gardant le suspense des municipales pour les secondes qui suivent. Municipales :
- Hervé Lucbéreilh : 3171 voix soit 49.08 %
Cris de joie des partisans,
-Bernard Uthurry 3290 voix soit 50.92 %
crient de joie à travers la salle, la gauche a gagnée, la droite a perdu.
Hervé Lucbéreilh digne, remercie ses partisans, félicite ses adversaires pour leur victoire non sans rappeler le score serré qui les as fait gagner et part s'entretenir avec les journalistes. Pendant ce temps, toute la salle se demande où est l'heureux élu. Il arrive à pied depuis sa permanence disent certains, voilà Domecq, le conseiller général dit un autre, il va vers Lucbéreilh, lui serre la main, ils s'échangent quelques cordialités et continu vers ses amis, laissant le Maire vaincu regagner son bureau encore pendant quelques jours avec ses amis à lui. La gauche savoure sa victoire avec l'entrée du nouveau maire de la Capitale du Haut Béarn, ville de plus de 12 000 habitants. Labarthe, jadis attaché parlementaire de Jean Lassalle avant de rejoindre définitivement la liste du Maire sortant, présenti jadis pour être la tête de liste du MoDem, salut comme la bien séance républicaine l'exige, celui qu'il a combattu deux heures auparavant et s'en va.
Lui, qui a laché son Député, au lendemain des législatives, que Jean Lassalle a gagné, dans la seule triangulaire de France, pour rejoindre son Maire qui lui a fait perdre et le MoDem et les municipales. Il devra aussi tirer les leçons du temps, à l'image de celui qui s'est écoulé sous leur yeux ce dimanche 9 mars 2008. Un dimanche pluvieux, plein de surprises et de rebondissements tant pour les candidats que pour les électeurs. Un Dimanche qui a vu partir un maire avec 49.08 % de voix et arriver un autre avec 50.92 % pour le remplacer. 119 voix ont suffit pour faire basculer la ville à gauche alors qu'en 2001, la droite avait gagne haut la main. ( voir comparatif ci-dessous. Hervé Lucbéreilh a été remplacé comme la pluie a remplacé le soleil, qui ne s'est pas levé ce jour là.


samedi 8 mars 2008

Elections municipales 2008

DEUX LISTES ET TROIS PROGRAMMES.

On peut appeler cela le paradoxe Béarnais, mais cela ressemble bel et bien à une partie de poker. À la table des joueurs le PS, l’UMP et le moins attendu le MoDem. Ce dernier a ouvert la partie en présentant le premier son programme et fait le bilan des six années de la mandature de Lucbéreilh, même s’il n’a pas constitué de liste pour ces élections. Coup de poker, qui a néanmoins obligé les deux autres partis à sortir du bois et mettre leurs cartes à découvert. 
En communiquant son programme au 66 colistiers des deux listes et au média, le premier, le MoDem s’est assuré l’aura nécessaire pour être audible et identifié sur la scène politique locale. À tel point qu’il se voit courtiser aussi bien par la droite que par la gauche. Les uns étant prêt à signer leur programme les autres embauchant des MoDem sur leur liste. Mais celui-ci ne l’entendait pas comme cela et de communiqué en intervention dans les médias écrits et radios, il continue à jouer les troubles faites dans une élection qui ne dit pas son nom, en insistant sur son indépendance totale vis-à-vis des deux partis (PS et UMP). 
La circonscription qui a connu la seule triangulaire de France connaît une élection municipale où tous les coups sont permis. Toutes les tentatives de déstabilisation sont employées, et où une fois encore celui qui aura le mieux communiqué gagnera. Oubliant par là même l’essentiel de ce qui préoccupe le citoyen lambda : travail, nourriture, logement, santé, loisirs…
En matière de travail, les chiffres donnés par la municipalité sortante font éloge au dynamisme du bassin de l’emploi Oloronais, alors que dans le même temps, l’usine Béatex menace de déposer le bilan, l’emploi intérimaire augmentait de 4% en France et que les contrats saisonniers et intérimaires fleurissent et connaissent de beaux jours sur le bassin Haut Béarnais. 
Est-t-il nécessaire de rappeler que des fonds publics ont été engagés dans certaines entreprises locales afin qu’elle maintiennent leurs activités et créent des emplois durables ? Ce sont ces mêmes entreprises qui entretiennent la courbe du chômage, la faisant varier comme bon leur semble. Ajouter à cela la pression exercée par les services du travail (Assedic, ANPE…) sur les demandeurs d’emploi afin qu’ils acceptent tout et n’importe quoi dans le but de faire plaisir aux politiques, friands des chiffres de chômage qui baissent et ce peu importe des intérêts des précaires qui les alimentent. Il est impensable, de voir autant de coûts autour d’une élection si peu significative pour celles et ceux qui se lèvent tôt, car pour eux les lendemains ne se ressemblent plus, puisqu’ils « travaillent plus pour gagner moins ». Une si belle révolution dans les mentalités des salariés qui encouragent leurs patrons à s’enrichir davantage en leur baissant les salaires et les coefficients. On pourrait croire que c’est de l’ordre de l’imaginaire, mais à regarder attentivement autour de soit, on se rend finalement compte que ça arrive tous les jours à des milliers d’hommes et de femmes à travers la France et à des centaines de béarnaises et de béarnais. 
Une ville endettée selon la gauche et qui a vu sa réserve financière passer de 3000 000 d’euros à 500 000 euros en 7 ans d’après les chiffres officiels de 2006, avec un budget de fonctionnement avoisinant les 21 000 000 d’euros. De son côté, l’UMP Hervé Lucbéreilh, chiffres de 2007, qu’il est le seul à connaître, en main soutient le contraire et pointe du doigt les propositions et les compétences des colistiers de Gauche, menés par Bernard Uthurry. Devant tant de déclarations et tant de battage médiatique, qui ne préoccupe que les initiés, il est difficile pour le citoyen normalement constitué de s’y retrouver. Ce qui encourage les gens, interrogés çà et là par les différentes gazettes locales, à se désintéresser davantage d’une élection qu’ils jugent loin de la réalité et de leur préoccupation. 
Alors à 24 heures du scrutin, qui départagera les deux listes en lice, avec un seul tour, personne dans la capitale du Haut Béarn, ne peut gager de la victoire de l’une ou de l’autre partie. Excepté, bien entendu, les concernés qui chacun assure qu’il a des chances de l’emporter.
Et bien que le meilleur gagne, là où tout le monde sait que le vainqueur, changera peu sa situation.
Retrouver les programmes en ligne :


Un communiqué qui brouille davantage les cartes, et rend les deux hommes en course pour le fauteuil de maire, un peu plus nerveux.

Pas de consignes de vote du MoDem

"Le Mouvement Démocrate ne donne aucune consigne de vote pour les municipales à Oloron, a indiqué par communiqué de presse Alain Sanz, secrétaire de la 4° circonscription. "Il laisse le libre choix aux militants à ses militants de voter pour la liste qui semble le mieux représenter leur opinion". "En ce qui concerne les adhérents du mouvement démocrate, ils ne peuvent se prévaloir du soutien des militants du MoDem, ils sont sur les listes à titre personnel. Le Mouvement Démocrate, rappel Alain Sanz, se situe au centre. Il n'est pas plus à droite qu'à gauche, il est indépendant et cela les militants y tiennent particulièrement".



L’intégration républicaine fonctionne-t-elle encore face à la diversité culturelle ?

Les mécanismes traditionnels de l’intégration républicaine
* Le premier élément permettant l’intégration des non-nationaux à la République est l’école laïque. Les lois Ferry des années 1880 ont institué une école laïque, obligatoire et gratuite pour tous les enfants résidant sur le sol français âgés de 6 à 13 ans. L’école, au-delà des savoirs essentiels qu’elle doit transmettre à tout enfant (lire, écrire, compter), était aussi chargée d’inculquer les valeurs de la République (liberté, égalité, fraternité) et une morale laïque (cf. la Lettre aux instituteurs de Jules Ferry, novembre 1883). Cette conception volontariste du rôle de l’enseignement primaire devait favoriser l’enracinement des jeunes institutions républicaines.
* Un autre élément fort de l’intégration républicaine est la maîtrise d’une langue partagée, le français. Les langues régionales, les "patois" locaux ont été interdits dans l’enceinte des écoles, afin d’assurer la maîtrise effective du français par tous les enfants. Derrière l’élément " répressif " envers les cultures locales, l’acquisition du français était aussi perçue par les élèves comme une condition d’élévation sociale. Lire la suite...